Quand la Suisse rencontre l'Orient, cela donne une création qui dépasse le simple garde-temps. À l’occasion des 75 ans du prestigieux distributeur de montres Ahmed Seddiqi & Sons, Louis Erard dévoile une pièce rare et symbolique.
La Petite Seconde x 75th Anniversary Seddiqi ne se contente pas de donner l’heure. Elle célèbre toute une culture, entre modernité vertigineuse de Dubaï et raffinement horloger du Jura suisse.
Une collaboration anniversaire entre Louis Erard et Seddiqi
Ahmed Seddiqi & Sons est une référence incontournable dans le monde de l’horlogerie haut de gamme au Moyen-Orient. Installée aux Émirats arabes unis, cette maison familiale distribue les plus grandes marques suisses depuis trois générations. Pour marquer son 75e anniversaire, elle s’est tournée vers Louis Erard, un horloger indépendant basé à Le Noirmont, pour concevoir une montre à son image.
Le fruit de cette collaboration est la Louis Erard La Petite Seconde x 75th Anniversary Seddiqi, une édition limitée à seulement 75 exemplaires. Ce modèle incarne à la fois la tradition d’excellence suisse et la richesse culturelle arabe, dans un équilibre rare.
La montre séduit dès le premier regard : boîtier en acier inoxydable poli (39 mm x 12,82 mm), lunette lisse, verre saphir bombé avec revêtement antireflet, et couronne emblématique en forme de sapin – symbole de la marque. Mais c’est bien le cadran qui retient l’attention.
Un cadran qui raconte l’Orient sur fond de cuivre
La teinte cuivre rosé, presque saumonée, du cadran évoque à la fois la chaleur du désert et l’élégance intemporelle des montres habillées vintage. À sa périphérie, l’affichage des heures se distingue par l’utilisation de chiffres arabes orientaux – appelés chiffres hindis – rendant hommage à la culture arabe et à l’héritage local des Émirats.
Le centre du cadran adopte un motif à cercles concentriques, en contraste texturé avec la finition satinée circulaire de la zone extérieure. À six heures, le compteur de petite seconde, délicatement azuré, vient compléter la symétrie raffinée de l’ensemble.
Mais ce n’est pas tout. Les aiguilles des heures, minutes et secondes affichent un design inédit, en forme d’étages superposés. Une référence directe au Burj Khalifa, la plus haute tour du monde, berceau de prouesses architecturales modernes à Dubaï.
🎯 🧠 À retenir - Le cadran de la Louis Erard x Seddiqi fusionne esthétique Art déco et codes architecturaux moyen-orientaux, avec ses chiffres hindis et ses aiguilles inspirées du Burj Khalifa. Un hommage moderne et symbolique à la culture émiratie.
Un moteur suisse sous le capot : fiabilité et transparence
Cette édition limitée ne joue pas que sur l’apparence. Elle est propulsée par le mouvement suisse Sellita SW261-1, réputé pour sa robustesse et sa précision. De grade “élaboré”, il offre une fréquence de 28 800 alternances/heure (4 Hz) et assure une réserve de marche de 38 heures. Le mouvement est visible à travers le fond transparent, ce qui permet d’apprécier la finition et la mécanique au cœur de la pièce.
Du côté des fonctions, on reste dans la sobriété élégante : heures, minutes, petite seconde. L’essentiel, sans fioriture. Le tout protégé par une étanchéité jusqu’à 50 mètres, suffisante pour affronter l’humidité quotidienne, sans ambition de plongée.
La montre est montée sur un bracelet en cuir de veau grainé gris, avec doublure noire et boucle ardillon en acier poli. Elle dispose de barrettes à ressort rapides, afin de pouvoir changer facilement de bracelet selon l’occasion.
Une pièce rare qui transcende la montre collector
Proposée à 11 900 AED, soit environ 2 510 euros, cette montre Louis Erard x Seddiqi n’est disponible qu’auprès des boutiques Ahmed Seddiqi. En France ou au Canada, la maison Seddiqi reste assez méconnue, mais elle jouit d'un immense respect dans l’univers horloger du Golfe. Une raison de plus pour les amateurs français en voyage aux Émirats – notamment lors de la Dubai Watch Week – de visiter l’une de leurs boutiques et, qui sait, d’y découvrir ce modèle en vitrine.
Mais au-delà du collectionneur, cette montre parle à l’historien, à l’esthète et au passionné. Elle matérialise une passerelle entre deux continents, deux univers et trois quarts de siècle d’histoire horlogère partagée.
Et si c’était le début d’un nouveau langage horloger ?
Ce modèle soulève une question essentielle : et si le design horloger des décennies à venir se nourrissait davantage des cultures locales ? L’intégration du chiffre hindi ou des ornements inspirés du Burj Khalifa montre que l’identité régionale peut cohabiter avec les codes helvétiques les plus rigoureux.
Les collaborations comme celle-ci sont bien plus qu’un coup marketing ou une édition limitée. Ce sont des marqueurs d’un mouvement plus large dans l’horlogerie : repenser le cadran non plus comme une surface standard, mais comme un espace d’expression culturelle et symbolique.
Chez Louis Erard, ce n’est pas une première. La collection "Le Régulateur" avait déjà initié une réflexion sur l’ancrage culturel des montres en partenariat avec Alain Silberstein ou Vianney Halter. Cette fois, le message s’adresse à tout un monde arabe, mais résonne universellement dans le monde horloger.
📝 Cet article est inspiré de la publication originale : Louis Erard La Petite Seconde x 75th Anniversary Seddiqi Celebrates Arabic Culture