📷 Crédit :2watchesblog
Deux modèles emblématiques revendiquent le statut de montre liée à la conquête spatiale : l’Omega Speedmaster et la Bulova Lunar Pilot.
Mais que valent-elles réellement l'une face à l'autre ?
Design, portabilité, mouvements et prix : voici une comparaison experte pour 2025 afin de déterminer laquelle incarne le mieux l'esprit lunaire.
L'héritage spatial face à face : deux légendes pour une lune
Depuis son rôle historique avec la NASA, l’Omega Speedmaster est devenue un symbole de précision et de robustesse.
Pourtant, la Bulova Lunar Pilot a également été portée sur la Lune en 1971 par l’astronaute David Scott lors d’une mission Apollo.
La filiation spatiale entre les deux modèles est donc bien réelle.
Mais l’expérience au poignet et les arguments techniques diffèrent.
L’Omega Speedmaster Professional 3861 embarque un mouvement mécanique certifié Master Chronometer, reconnu pour sa précision.
À l’opposé, la Bulova utilise un mouvement quartz haute performance 262 kHz, extrêmement stable et sans entretien complexe.
Pour les amateurs de tradition horlogère, le mouvement manuel de l’Omega peut séduire.
Cependant, la fiabilité « sans surprise » du quartz de la Bulova attire un public plus large,
notamment chez ceux qui veulent un hommage fiable à l’exploration spatiale sans les contraintes d’entretien.
- Omega Speedmaster 3861 : mouvement mécanique calibre Co-Axial 3861
- Bulova Lunar Pilot : mouvement quartz haute fréquence 262 kHz
Poignets exigeants : style sobre ou virilité assumée ?
Lorsqu’on les porte, le ressenti est clairement distinct.
L’Omega Speedmaster présente un boîtier de 42 mm avec une épaisseur maîtrisée de 13,2 mm.
Grâce à ses cornes courbes et son bracelet bien intégré, elle se pose confortablement au poignet même modeste.
La Bulova Lunar Pilot impressionne par sa présence, avec un boîtier plus grand de 45 mm et une épaisseur supérieure de 13,5 mm.
Son design est directement inspiré du modèle porté lors de l’alunissage, avec une touche de modernité brute.
Elle peut sembler massive, voire trop large pour certains poignets, surtout en acier.
Côté cadran, l’Omega privilégie une lisibilité fine et un équilibre classique de chronographe.
La Bulova, de son côté, propose un affichage très contrasté et lisible,
avec des aiguilles luminescentes efficaces, notamment en faible luminosité.
Le confort dépendra donc du style recherché : vintage sportif élégant pour l’Omega,
touche plus contemporaine et imposante pour la Bulova.
Fossé financier : plus de 6 500 € d’écart entre les deux
L’un des éléments les plus différenciants reste le prix.
L’Omega Speedmaster 3861 s’affiche autour des 7 800 $ (soit environ 7 250 euros).
À ce prix, elle offre l’héritage du chronographe lunaire officiel, une excellente qualité de fabrication suisse et une certification Master Chronometer.
La Bulova Lunar Pilot, quant à elle, est proposée à un tarif bien plus accessible, autour de 575 $ (soit environ 535 euros).
Ce positionnement agressif permet d'accéder à un morceau de l'histoire de la conquête lunaire sans casser sa tirelire.
Il faut cependant accepter le bracelet en acier assez simple, et une finition légèrement en retrait comparé aux standards suisses haut de gamme.
Face à un écart de plus de 6 500 € entre les deux modèles,
nombreux sont les acheteurs qui optent pour la Bulova simplement par pragmatisme,
sans ressentir une grande frustration en termes de qualité ou de design.
- Omega Speedmaster : env. 7 250 €
- Bulova Lunar Pilot : env. 535 €
Quel profil êtes-vous : puriste historique ou explorateur moderne ?
Le choix entre ces deux "Moonwatches" dépend en réalité davantage des attentes personnelles que de la fiche technique.
Pour les collectionneurs à la recherche d’un modèle mythique et statutaire, l’Omega Speedmaster reste une pièce incontournable.
Son héritage, son calibre manuel raffiné et sa finition de haute horlogerie justifient son prix élevé.
À l’inverse, la Bulova Lunar Pilot est un excellent compromis entre esthétique, histoire et budget raisonnable.
Elle parle aux curieux, aux passionnés de l’espace cherchant une montre évocatrice sans s’endetter,
et même aux amateurs expérimentés qui veulent une pièce « hommage » facile à porter au quotidien.
Autre point non négligeable : la popularité croissante de la Bulova auprès des jeunes générations sur les réseaux sociaux renforce sa visibilité.
En 2025, elle attire une nouvelle vague de passionnés,
qui trouvent en elle un symbole accessible de rêve spatial.
Les deux montres honorent une même mission,
mais incarnent des esprits très différents : luxe patrimonial pour l’Omega,
hommage démocratisé pour la Bulova.
Le verdict final dépendra toujours du style de vie… et du budget.