Reconnaître une fausse Audemars Piguet peut sembler difficile à l'œil non averti, mais certains indices trahissent rapidement les contrefaçons.
Ce guide vous révèle les 10 signes à ne jamais ignorer pour éviter une mauvaise surprise.
Chez Marc Tissier, notre équipe a analysé des dizaines de montres suspectes pour isoler les erreurs les plus fréquentes.
Voici les résultats de notre enquête.
Le poids d’une fausse Audemars Piguet trahit souvent une mauvaise qualité de matériaux
Le premier test à faire lorsqu’on tient une Royal Oak en main, c’est de l’évaluer au poids. Une vraie Audemars Piguet est fabriquée à partir de matériaux nobles : acier inoxydable 316L, titane, or massif, ou encore platine.
Ces matériaux sont denses, lourds, et procurent une véritable sensation de qualité en main.
Une fausse Audemars Piguet pèsera souvent beaucoup moins. Les contrefacteurs utilisent des alliages bon marché, parfois creux, qui n’ont ni la densité ni la solidité des matériaux originaux.
Le déséquilibre est particulièrement frappant sur les Royal Oak Offshore, dont le boîtier imposant doit inspirer robustesse et précision.
Soulevez la montre. Si elle vous semble étonnamment légère, méfiez-vous.
Même un amateur peut percevoir cette différence.
Chez Marc Tissier, on s’est un peu renseigné : certains faux modèles pèsent jusqu’à 30 % de moins que les originaux.
Un signe qui ne trompe jamais.
Ajoutez à cela l’absence de sensation de luxe au porté, et vous avez là un des premiers signaux d’alerte fiables pour repérer une contrefaçon.
Le mouvement visible à l’arrière : un faux calibre est rarement bien décoré
Si votre Audemars Piguet possède un fond transparent, observez attentivement le mouvement. Les véritables modèles arborent des calibres automatiques complexes, finement décorés, avec une masse oscillante en or gravée du logo AP.
En revanche, les montres contrefaites utilisent souvent :
- Des mouvements génériques chinois ou japonais
- Des composants mal ajustés, aux finitions grossières
- Une absence totale de décoration (perlage, côtes de Genève, etc.)
Ce manque de soin est flagrant. Les vis sont parfois mal alignées, les gravures absentes ou approximatives, et les ponts sans aucune finition.
Certains faux modèles vont jusqu’à coller une fausse masse oscillante décorée… mais qui ne tourne même pas correctement.
D’autres présentent des mécanismes à quartz déguisés, alors qu’une vraie Royal Oak automatique ne fait jamais de bruit perceptible et n’a pas de trotteuse qui “saute”.
Faites tourner la montre, écoutez-la, observez les reflets métalliques du mouvement.
Une vraie AP, comme celles visibles sur le site officiel d’Audemars Piguet, est un bijou d’horlogerie suisse.
Ce qu’il faut retenir : Un mouvement mal décoré, sans finesse d’exécution, est un signal clair d’une fausse Audemars Piguet.
Une fausse Audemars Piguet affiche souvent une gravure floue ou mal alignée
L’un des critères qui revient souvent dans l’authentification d’une montre de luxe, c’est la qualité des gravures.
Sur une Audemars Piguet, chaque inscription — que ce soit sur le fond, la boucle, ou le boîtier — est nette, précise, parfaitement alignée.
Sur une contrefaçon, on remarque rapidement que :
- Les lettres sont trop profondes ou trop superficielles
- Les polices ne sont pas conformes à la charte de la marque
- Les gravures sont mal centrées ou mal orthographiées
Un exemple courant : la mention “Royal Oak Offshore” gravée au dos. Sur une fausse AP, cette gravure est souvent trop épaisse, les lettres légèrement floues, et les espacements incorrects.
Même chose pour le numéro de série : il peut être mal aligné, déformé, voire… totalement absent.
Un autre détail révélateur se trouve dans la finesse du logo “Audemars Piguet”. Celui-ci est parfois remplacé par un autocollant ou une inscription imprimée à l’encre, qui s’efface avec le temps.
Autant dire qu’on est loin du standard de la maison fondée au Brassus.
Chez Marc Tissier, on a un peu enquêté sur ces détails : les meilleures contrefaçons échouent toujours sur l’alignement parfait des gravures.
Un œil attentif voit la différence.
Le logo “AP” sur la boucle ou le cadran est parfois trop épais ou mal centré
Le logo “AP” est emblématique, simple, mais compliqué à reproduire à la perfection.
Il apparaît sur plusieurs parties de la montre : la boucle déployante, le cadran, parfois même la couronne.
Sur les montres authentiques, ce logo est :
- Parfaitement centré
- Gravé ou appliqué avec une extrême précision
- Proportionné par rapport à l’espace disponible
Dans les copies, on trouve souvent des versions :
- Décentrées, légèrement penchées
- Trop épaisses ou trop fines
- Avec des angles mal définis
Le logo sur la boucle est souvent le plus négligé. Certains modèles présentent un “AP” simplement peint, d’autres utilisent une gravure laser peu profonde qui s’efface avec le temps.
Sur le cadran, le logo peut également trahir une contrefaçon.
Il est parfois collé de travers, ou en relief mal ajusté.
Ce qu’il faut retenir : Un logo “AP” mal centré ou disproportionné est un indice flagrant de contrefaçon.
Le prix trop attractif est un signal d’alerte : une Royal Oak à 2 000 € n’existe pas
C’est l’un des pièges les plus fréquents. Une annonce trop belle pour être vraie… est probablement fausse.
Une Audemars Piguet neuve ou d’occasion ne peut pas se vendre à 2 000 € ou même 5 000 € — sauf à cacher quelque chose de louche.
Voici quelques repères de prix réalistes pour les modèles les plus prisés :
- Royal Oak automatique : entre 25 000 € et 60 000 €
- Royal Oak Offshore : souvent au-dessus de 30 000 €
- Royal Oak Chronographe : à partir de 35 000 €, selon les finitions
Les vendeurs de contrefaçons jouent souvent sur la carte de l’urgence : “vente rapide”, “héritage”, “besoin d’argent”.
Ils promettent une montre “authentique sans papiers”, à un prix défiant toute concurrence.
Mais attention : même sans boîte ni certificat, une vraie Audemars Piguet ne perd pas 90 % de sa valeur.
Chez Marc Tissier, on recommande de toujours vérifier le prix du marché avant tout achat.
Utilisez des plateformes spécialisées comme Chrono24 ou WatchCharts pour comparer. Si le prix est trop bas, il y a 99 % de chances qu’il s’agisse d’une contrefaçon.
Le fond transparent absent ou mal ajusté est typique des contrefaçons
Sur de nombreuses Audemars Piguet modernes, le fond du boîtier est en verre saphir transparent.
Ce choix permet d’admirer le mouvement automatique, tout en conservant une étanchéité parfaite.
Les contrefaçons, elles, trichent souvent sur ce point. Trois cas se présentent fréquemment :
- Le fond est opaque, sans aucune transparence
- Le verre est en plastique, sujet aux rayures
- Le fond est mal fixé, laissant un léger jeu ou des traces de colle
Un fond mal ajusté est une alerte majeure. Il peut compromettre l’étanchéité, mais surtout, il dénote un manque total de rigueur dans l’assemblage.
Une marque comme Audemars Piguet ne livrerait jamais une montre avec un fond mal aligné ou mal vissé.
Observez aussi la qualité du verre. S’il se raye facilement, il ne s’agit pas de saphir.
Un test simple : essayez de le rayer avec une lame ou une clé. Si une marque apparaît, méfiance.
Ce qu’il faut retenir : Un fond mal ajusté, opaque ou en plastique indique presque toujours une imitation.