Un subtil mélange de technique horlogère suisse et d’arts décoratifs asiatiques donne naissance à une collection singulière. La maison indépendante Awake dévoile trois éditions limitées aux cadrans féériques et faits à la main.
Utilisant la nacre, la laque vietnamienne traditionnelle et le procédé japonais Raden, ces montres rendent l’artisanat d’art accessible dans un format contemporain.
Un cadran façonné par deux traditions d'Asie
La nouvelle collection intitulée Awake Sơn Mài Fragments tire son nom de la technique de laque traditionnelle vietnamienne "sơn mài".
Associée à la méthode japonaise du Raden — consistant à incruster des éclats de coquillage dans une surface laquée — cette alliance artistique confère aux cadrans un aspect unique.
Chaque pièce possède un cadran constitué de fragments de nacre minutieusement sélectionnés et positionnés à la main.
Ces minuscules morceaux sont ensuite emprisonnés sous plusieurs couches de laque naturelle, offrant profondeur et reflets incompatibles avec les procédés industriels classiques.
Le résultat visuel évoque des mosaïques vivantes, capteurs de lumière dont la teinte change à chaque mouvement du poignet.
Cette richesse chromatique et sa dimension artisanale rappellent certaines créations de maisons japonaises comme Seiko dans sa série Presage utilisant laque Urushi ou émaux cloisonnés.
Seulement 375 pièces au monde pour 2025
Pour cette première collection, Awake propose trois couleurs soigneusement choisies : un vert forêt profond, un bleu marine intense et un rose doux à reflets dorés.
Chaque coloris est limité à seulement 125 exemplaires dans le monde, rendant chaque montre véritablement exclusive.
Le boîtier, en acier inoxydable recyclé, mesure 36 mm, une taille universelle convenant aussi bien aux poignets masculins que féminins.
Il est associé à un bracelet en maille souple, souvent perçue comme une alternative élégante aux bracelets cuir ou silicone.
Le fond de boîte porte une gravure spécifique à chaque teinte, contribuant à renforcer le caractère collector de ces éditions. Parmi leurs caractéristiques marquantes :
- Étanchéité jusqu’à 50 mètres
- Mouvement à quartz suisse précis
- Verre saphir antireflet pour une meilleure lisibilité
Le modèle rose, par exemple, pourrait séduire les passionnés de montres alternatives comme la Stella de Tudor, tandis que le vert évoque l’engouement actuel autour des cadrans verts amorcé par Rolex ces dernières années.
Moins de 730 € pour un savoir-faire d’exception
Chaque exemplaire de la collection Awake Sơn Mài Fragments est proposé au tarif de 690 $ (soit environ 730 euros). Un montant plutôt modeste au vu du niveau de travail artisanal impliqué et de la rareté de cette technique sur le marché suisse ou français.
En comparaison, la majorité des montres réalisées avec des métiers d’art — laque, émail, guillochage — dépassent généralement les 2 000 €, souvent bien au-delà.
Ici, Awake rend accessibles des techniques habituellement réservées aux lignes d’exception de marques comme Jaeger-LeCoultre ou Cartier.
Le choix de composants durables et recyclés participe également à la démarche écoresponsable du projet, très en phase avec la tendance actuelle qui voit émerger une nouvelle génération de collectionneurs sensibles à l'engagement éthique de la marque.
Cette politique tarifaire permet notamment d’attirer un public jeune à la recherche d’une montre signée, originale et plus artistique que technique, sans pour autant sacrifier sur la qualité perçue.
Une œuvre d’art au poignet, pas une simple montre
Bien plus qu’un simple accessoire de mesure du temps, la Awake Sơn Mài Fragments s’adresse aux amateurs d’objets atypiques.
Chaque montre évoque une œuvre miniature, fruit d’un assemblage lent, humain et imparfait — à l’opposé de la production standardisée.
Le caractère poétique des cadrans en fait une proposition séduisante pour celles et ceux lassés des designs épurés ou des rééditions vintage omniprésentes.
L’expérience de port tend plus vers l’appréciation esthétique que la démonstration technologique.
Les collectionneurs sensibles à la fusion des cultures y verront une subtile illustration de la mondialisation appliquée à l'horlogerie : un boîtier suisse, un mouvement suisse, un cadran asiatique, pour une pièce à l’identité résolument plurielle.
Enfin, la rareté programmée de ces éditions pourrait en faire un investissement affectif durable.
À l'instar des collaborations capsules dans le monde du luxe, ces 375 montres au total (125 par couleur) pourraient très vite devenir introuvables sur le marché secondaire.
- Unisexe, mesurée à 36 mm : adaptée à tous les poignets
- Technique artisanale rarement vue en dehors de la haute horlogerie