Les montres Tudor fascinent autant qu’elles interrogent. D’où viennent-elles ? Quel est leur lien réel avec Rolex ?

Tudor la marque créée par Rolex pour conquérir un autre public… et voici pourquoi

Chez Marc Tissier, on s’est un peu renseigné pour vous raconter l’histoire cachée d’une marque suisse unique, née dans l’ombre mais devenue iconique.

Quelle est l’origine des montres Tudor ? Une création signée Hans Wilsdorf

L’origine de Tudor remonte à un homme au flair visionnaire : Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex. Dans les années 1920, ce dernier imagine une marque capable de proposer des montres aussi fiables que les Rolex, mais à un prix plus accessible.

C’est en 1926 que la marque « The Tudor » est déposée officiellement par la maison horlogère Veuve de Philippe Hüther, un partenaire de Wilsdorf. Ce dernier en prend ensuite le contrôle en 1936, avant de transférer les droits à sa propre société, Rolex SA, en 1946.

C’est cette date que l’on retient comme la véritable fondation de Tudor, avec la création de la société Montres Tudor SA.

Dès le départ, l’objectif est clair : proposer des montres suisses robustes, fiables, avec un design soigné, tout en étant plus abordables que les Rolex. Pour cela, Tudor utilise les mêmes boîtiers et couronnes que Rolex, mais avec des mouvements mécaniques d’origine tierce, souvent signés ETA.

À son lancement officiel, Tudor est donc une stratégie parallèle à Rolex, pensée pour répondre à une demande croissante : celle d’un public souhaitant une montre prestigieuse mais aussi plus accessible.

Une vision audacieuse, qui a permis à la marque de se faire une place dans l’univers très fermé de la haute horlogerie.

Grâce à cette approche, Tudor s’est rapidement fait un nom, tout en capitalisant sur la notoriété et la fiabilité de sa grande sœur, Rolex. Cette filiation volontaire a servi de tremplin pour imposer la crédibilité de Tudor dès ses débuts.

Pourquoi Rolex a lancé Tudor ? Une réponse stratégique au marché des années 1920

Dans les années 1920-1940, l’horlogerie suisse est en pleine mutation. Le besoin de démocratiser les montres de qualité se fait sentir pour répondre à une clientèle émergente : les classes moyennes et les professionnels en quête de fiabilité.

Hans Wilsdorf a identifié très tôt ces signaux. Plutôt que de dévaloriser Rolex en baissant ses prix, il choisit de créer une nouvelle marque : Tudor.

Voici pourquoi cette décision était stratégique :

  • Préserver l’image haut de gamme de Rolex, en maintenant ses tarifs élevés.
  • Adresser un public plus large sans compromettre la qualité suisse.
  • Tirer parti de la notoriété croissante de Rolex pour crédibiliser Tudor dès le départ.
  • Répondre à une demande croissante pour des montres robustes et abordables, notamment pour un usage professionnel.

Dès les années 1950, Tudor lance des modèles emblématiques comme la Tudor Oyster et la Tudor Prince, qui reprennent l’esthétique des Rolex mais à un prix plus doux. Ces modèles rencontrent un franc succès, notamment auprès des militaires, des plongeurs et des techniciens.

En parallèle, Tudor s’affirme comme une marque à part entière, avec ses propres campagnes de communication, ses ambassadeurs et ses innovations.

Ce qu’il faut retenir : Tudor est née d’une vision stratégique brillante : créer une montre suisse fiable, inspirée de Rolex, mais pensée pour un public plus large et plus pragmatique.

Tudor et Rolex : quelles différences techniques, de prix et de positionnement ?

Même si elles partagent une origine commune, Tudor et Rolex ont rapidement affirmé leurs différences sur plusieurs plans. L’idée n’était pas de concurrencer Rolex, mais plutôt de coexister intelligemment avec elle.

Sur le plan technique, Tudor a longtemps utilisé les mêmes boîtiers que Rolex. Les premiers modèles Tudor affichaient d’ailleurs fièrement la mention « Oyster » sur le cadran, et étaient équipés de couronnes vissées signées Rolex.

Cela garantissait une étanchéité et une solidité comparables.

La principale différence réside dans le mouvement mécanique. Tandis que Rolex développe ses propres calibres en interne, Tudor a historiquement utilisé des mouvements ETA, réputés pour leur fiabilité mais moins exclusifs.

Depuis 2015, Tudor conçoit ses propres calibres maison (par exemple le MT5602), ce qui marque une montée en gamme significative.

Côté prix, les montres Tudor sont plus accessibles. Là où une Rolex démarre autour de 7 000 €, une Tudor comme la Black Bay s’achète souvent entre 3 000 et 4 500 €.

Ce positionnement tarifaire plus doux permet à Tudor de séduire une clientèle plus jeune, ou en quête d’un premier achat horloger sérieux.

Enfin, le positionnement marketing diffère : Rolex mise sur le prestige, les figures emblématiques et l’excellence intemporelle. Tudor, de son côté, cultive une image plus audacieuse, sportive, et contemporaine.

Comment Tudor s’est émancipée de Rolex pour devenir une marque à part entière

Pendant longtemps, Tudor a vécu dans l’ombre de Rolex, ce qui lui a permis de gagner en crédibilité dès le départ. Mais au fil des décennies, la marque a développé son propre ADN.

C’est à partir des années 2000 que Tudor amorce un tournant stratégique. Elle cesse de commercialiser ses modèles dans certains pays, notamment les États-Unis, pour mieux redéfinir son identité.

En 2009, Tudor revient en force sur la scène internationale avec une nouvelle image, résolument moderne.

Ce renouveau passe par :

  • Le lancement de collections exclusives comme la Tudor Black Bay, qui s’inspire des montres de plongée historiques.
  • L’introduction de mouvements maison, signe d’indépendance technique.
  • Une communication plus affirmée, avec des ambassadeurs comme David Beckham ou Jay Chou.
  • L’abandon progressif des éléments Rolex sur les montres Tudor (fin des couronnes siglées, boîtiers spécifiques).

Ces choix marquent une rupture claire avec le passé. Tudor ne se contente plus d’être « la petite sœur de Rolex ». Elle devient une marque à part entière, avec sa propre vision de l’horlogerie : audacieuse, technique, ancrée dans l’histoire mais tournée vers l’avenir.

Ce qu’il faut retenir : Tudor a su s’émanciper de Rolex pour affirmer son identité propre, en misant sur l’innovation, l’authenticité et un design fort.

Ce que révèlent les archives Tudor sur son évolution depuis sa fondation

Chez Marc Tissier, on a un peu enquêté dans les archives horlogères pour mieux comprendre la trajectoire de Tudor depuis sa création. Et ce qu’on y découvre est passionnant.

Dès les années 1950, Tudor équipe la marine nationale française, notamment avec ses Submariner. Ces modèles robustes, conçus pour des conditions extrêmes, témoignent de la fiabilité de la marque.

Certains exemplaires vintage sont aujourd’hui très recherchés par les collectionneurs.

En 1969, Tudor introduit le célèbre logo « bouclier », qui remplace la rose Tudor initialement utilisée. Cette évolution symbolique marque la volonté de la marque de se renforcer et de se différencier graphiquement.

Les années 1980-1990 voient une diversification des modèles, avec des chronographes sportifs et des montres au design plus contemporain.

Mais c’est véritablement avec la collection Tudor Black Bay, lancée en 2012, que la marque opère son grand retour dans le cœur des amateurs de montres.

Aujourd’hui, Tudor est présente dans plus de 70 pays. Sa stratégie d’indépendance technique et de design fort continue de séduire un public averti, tout en conservant des tarifs compétitifs.

Les modèles emblématiques actuels incluent :

  • Black Bay Fifty-Eight : une montre au look vintage, très appréciée pour sa taille contenue.
  • Pelagos : une plongeuse en titane, ultra technique, dotée d’un mouvement manufacture.

Grâce à cette richesse historique et cette capacité constante à se réinventer, Tudor a su construire une légitimité solide dans le paysage horloger.

Pourquoi les montres Tudor séduisent aujourd’hui collectionneurs et passionnés

En 2025, Tudor est plus que jamais une marque de référence pour les amateurs de belle horlogerie. Sa proposition unique – qualité suisse, design affirmé, prix contenu – en fait une alternative crédible, voire enviée, face aux montres de luxe classiques.

Les collectionneurs apprécient particulièrement :

  • La richesse du catalogue, alliant modèles vintage et contemporains.
  • L’évolution des calibres, avec l’apparition de mouvements maison performants.
  • Une identité forte, qui n’imite plus Rolex mais propose une vision singulière de l’horlogerie.

Tudor a su séduire une nouvelle génération de passionnés, sensibles à l’authenticité, à la robustesse et à l’histoire. Ses montres s’adressent autant à ceux qui souhaitent franchir un cap dans leur collection, qu’à ceux qui cherchent leur première montre de luxe.

Le rapport qualité-prix est souvent salué dans les avis. Une Black Bay à 4 000 € offre des finitions haut de gamme, un mouvement fiable, et un style intemporel.

Loin d’être une Rolex au rabais, Tudor est devenue une marque désirable, qui se distingue par sa personnalité et sa capacité à innover, tout en restant fidèle à son héritage.

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Le Chrono Addict

Ma passion pour l'horlogerie a débuté à 14 ans avec une Seiko 5 offerte en cadeau.

Attiré d'abord par l'excellence technique des montres japonaises, je me suis naturellement tourné vers les icônes suisses comme la Rolex Submariner et l'Omega Speedmaster.

Aujourd'hui, je partage cette passion à travers mes articles. Mon coup de cœur ? La Tank de Cartier et son design d'inspiration militaire – une pièce que j'espère un jour ajouter à ma collection.


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