L'Allemagne compte moins de dix marques horlogères indépendantes capables de rivaliser avec la Suisse en termes de rapport qualité-prix. Circula fait partie de ces exceptions rares, avec des modèles affichant des finitions dignes de montres vendues deux fois plus cher.
Sans plus tarder, découvrons ensemble notre avis sur les montres Circula Watches.

Circula : quand une entreprise familiale de Pforzheim ressuscite après 70 ans
La marque Circula naît en 1955 à Pforzheim, l'un des berceaux historiques de l'horlogerie allemande. Pendant plusieurs décennies, l'entreprise familiale produit des montres-outils mécaniques destinées aux professionnels et aventuriers.
La marque disparaît progressivement du marché dans les années 1980, victime de la crise du quartz. En 2018, Cornelius Huber, petit-fils du fondateur, décide de relancer l'aventure familiale avec une vision modernisée.
Il conserve l'ADN originel axé sur les tool watches robustes mais intègre des codes esthétiques contemporains.
Aujourd'hui, Circula produit ses montres depuis Keltern, près de Pforzheim, en maintenant un contrôle qualité strict sur chaque pièce assemblée.
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Circula face aux géants : une micromarque allemande loin derrière Sinn et Damasko
Circula se positionne sur le segment 500-1000 euros, un territoire dominé par des marques établies.
Face à Sinn (chiffre d'affaires estimé à 15-20 millions d'euros annuels) ou Damasko (production annuelle d'environ 3000 pièces), Circula reste une micromarque confidentielle avec une production limitée.
Les forums spécialisés comparent régulièrement la Circula ProTrail à la Sinn 556 ou à certaines Damasko. La technologie antiagnétique de Circula (résistance jusqu'à 1 Tesla) rivalise avec les innovations de ses concurrents directs.
Mais contrairement à Sinn qui équipe des forces spéciales, Circula n'a pas encore conquis de marché institutionnel.

Chez Marc Tissier, on a analysé le positionnement de la marque et constaté qu'elle joue la carte de l'accessibilité tarifaire plutôt que celle du prestige.
Face aux suisses comme Tissot (groupe Swatch, production massive) ou Hamilton (appartenant également au groupe Swatch), Circula propose des mouvements suisses Sellita à des prix comparables, mais avec des finitions souvent supérieures.
La comparaison avec Baltic (micromarque française à succès) est également pertinente : les deux misent sur le néo-vintage et le marketing digital, mais Baltic affiche une notoriété nettement supérieure grâce à ses collaborations et éditions limitées très médiatisées.
Les 6 collections Circula : de la plongeuse vintage à la montre de pilote antimagnétique
Circula structure son catalogue autour de six collections distinctes, chacune répondant à un usage spécifique.
L'AquaSport II (39mm, 200m) incarne la plongeuse néo-rétro avec son boîtier coussin, sa lunette saphir et ses éditions limitées comme la Mother of Pearl à cadran nacre véritable. La SuperSport (40mm, 300m) pousse le concept avec une fonction super-compressor authentique où le fond vissé se comprime davantage sous pression, technologie rare sous 800 euros.
La ProTrail représente la field watch par excellence : 40mm, antimagnétique jusqu'à 80 000 A/m grâce à une cage en fer doux, résistance 1200 Vickers et cadran ultra-lisible sans date. La DiveSport Titanium (500m d'étanchéité) propose du titane grade 2 sablé à moins de 1000 euros, un exploit tarifaire face aux concurrents suisses qui facturent ce matériau 1500-2500 euros.
On trouve aussi la ProFlight (montre de pilote facettée, également antimagnétique) et la nouvelle Facet, véritable GADA watch (go-anywhere-do-anything) à 38mm avec mouvement manufacture suisse La Joux-Perret G100 et réserve de marche de 68 heures.
Une marque qui séduit les connaisseurs sans convaincre le grand public
Les retours clients sur les forums spécialisés et sites d'avis montrent une satisfaction générale élevée. Sur Trustpilot, Circula affiche une note de 4,8/5 sur 243 avis, ce qui témoigne d'une qualité constante et d'un service client réactif.
Les propriétaires apprécient particulièrement :
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La qualité de finition du boîtier et des cadrans, souvent comparée à des montres vendues 1500-2000 euros
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Les bracelets inclus (rubber, mesh, grain de riz) qui évitent des achats supplémentaires
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Le mouvement Sellita SW200-1 régulé en 5 positions avec une précision annoncée inférieure à 10 secondes par jour
Les critiques portent principalement sur la notoriété limitée de la marque et sur certains délais de livraison lors des lancements de nouveaux modèles. Un point récurrent concerne aussi l'absence de garantie d'étanchéité explicite sur certains modèles de plongée, ce qui surprend pour des montres annoncées à 200 ou 500 mètres.
On remarque aussi que les dimensions vintage (39mm pour l'Aquasport) séduisent les puristes mais peuvent dérouter ceux qui recherchent des plongeuses plus imposantes.
La lunette en saphir de l'Aquasport génère des avis partagés : certains adorent cet effet miroir selon l'inclinaison, d'autres trouvent cela gadget.
De 500 à 1200 euros : une segmentation tarifaire qui reflète les choix techniques
Circula applique une politique de prix transparente et justifiée par les composants utilisés. Les modèles d'entrée de gamme comme l'Heritage Automatique démarrent autour de 500-600 euros avec un mouvement Sellita SW200-1 standard.
Les plongeuses Aquasport oscillent entre 580 et 700 euros selon le calibre choisi. La version ETA 2824 régulée coûte environ 580 euros, tandis que la version chronomètre Sellita atteint 690 euros. Cette différence tarifaire s'explique par la certification COSC et la régulation en cinq positions.
Les modèles haut de gamme comme la DiveSport Titanium atteignent 950-1000 euros. Le titane grade 5, l'étanchéité à 500 mètres et la lunette saphir justifient ce positionnement. La SuperSport plafonne également autour de 1000 euros avec son boîtier en acier inoxydable durci et ses finitions poussées.
On constate que Circula facture principalement les matériaux premium (titane, saphir pour la lunette) et les mouvements certifiés. Les éditions limitées comme l'Aquasport II Meteorite se négocient entre 800 et 900 euros en raison du cadran en météorite véritable, un matériau rare et complexe à usiner.
Comparé à Tissot qui vend une PRX Powermatic 80 autour de 650 euros ou à Hamilton dont les Khaki Field automatiques se situent à 550-700 euros, Circula reste aligné sur le marché tout en proposant des finitions artisanales que les grandes marques industrielles ne peuvent égaler à cette gamme de prix.
4 endroits pour s'offrir une Circula au meilleur tarif
Le site officiel circulawatches.com reste l'option privilégiée pour acheter une montre Circula. L'avantage principal réside dans l'accès aux lancements en avant-première et aux éditions limitées qui se vendent rapidement.
Circula offre régulièrement un bracelet supplémentaire gratuit lors des précommandes, ce qui représente une économie de 80-120 euros.
Les revendeurs allemands agréés comme WatchDavid proposent le catalogue complet avec une livraison rapide en Europe. Ces sites pratiquent parfois des promotions ponctuelles de 10 à 15% sur certains modèles en stock. L'avantage : un service client germanophone et des retours simplifiés.
Chez Marc Tissier, on recommande aussi de surveiller les plateformes comme Chrono24 où certains collectionneurs revendent leurs Circula neuves ou quasi-neuves. Les prix restent proches du neuf mais certaines éditions limitées épuisées y réapparaissent occasionnellement.
Enfin, il existe des distributeurs français spécialisés dans les micromarques qui référencent Circula. L'achat en France évite les frais de douane post-Brexit et garantit une facturation en euros avec TVA française incluse. Mais attention, le catalogue disponible est souvent plus restreint qu'en achat direct.
À éviter : les revendeurs non agréés sur Amazon ou eBay où l'authenticité et la garantie ne sont pas assurées. Circula étant une petite structure, mieux vaut privilégier les canaux officiels pour bénéficier du SAV.
Verdict final sur les montres Circula : un excellent choix pour qui sait ce qu'il cherche
Circula incarne ce que l'horlogerie allemande fait de mieux dans le segment accessible : rigueur technique, finitions soignées et honnêteté commerciale. Les montres tiennent leurs promesses sans esbroufe marketing, ce qui plaira aux acheteurs informés plutôt qu'aux chasseurs de logos prestigieux.
La marque souffre toutefois d'un manque de visibilité qui la cantonne à un public d'initiés. Face à des concurrents comme Baltic ou Longines qui investissent massivement en communication, Circula reste confidentielle.
Mais c'est aussi ce qui fait son charme : posséder une Circula, c'est afficher une connaissance pointue du milieu horloger.
Le rapport qualité-prix se révèle imbattable sur plusieurs modèles. Une Aquasport à 580 euros avec lunette saphir et mouvement ETA régulé rivalise sans complexe avec des montres vendues 1200-1500 euros chez des marques plus connues. La DiveSport Titanium à moins de 1000 euros défie même certaines références suisses à 2000 euros.
On apprécie particulièrement la politique des bracelets multiples inclus dès l'achat, qui évite de dépenser 100-150 euros supplémentaires. Les dimensions vintage assumées (39mm pour l'Aquasport) séduiront les puristes mais pourront freiner ceux qui recherchent du 42-44mm.
Pourtant, Circula n'est pas exempt de défauts. L'absence de réseau de distribution physique empêche d'essayer avant d'acheter, et certains collectionneurs regrettent le manque d'innovations esthétiques vraiment disruptives. La marque joue la sécurité avec des codes néo-vintage éprouvés mais prévisibles.
Notre verdict chez Marc Tissier ? Si vous cherchez une montre-outil allemande sans vous ruiner, Circula mérite amplement votre attention. Privilégiez l'achat direct sur le site officiel lors des lancements pour maximiser les avantages.
FAQ
Quelle est la fiabilité des mouvements Sellita utilisés par Circula ?
Les calibres Sellita SW200-1 équipant la majorité des Circula sont des clones quasi identiques de l'ETA 2824-2, avec une fiabilité éprouvée depuis des décennies.
Circula les régule en cinq positions pour garantir une précision inférieure à 10 secondes par jour, ce qui dépasse largement les standards de la gamme tarifaire. La réserve de marche de 38 heures reste correcte pour un usage quotidien.
Les montres Circula conservent-elles leur valeur à la revente ?
Circula étant une micromarque confidentielle, la décote à la revente reste importante comme pour la plupart des marques hors grands noms suisses. Comptez une perte de 30 à 40% dès la première année sur le marché secondaire. Les éditions limitées comme l'Aquasport Meteorite résistent mieux grâce à leur rareté.
Si l'investissement financier vous préoccupe, orientez-vous plutôt vers Omega ou Rolex. Mais si vous achetez pour le plaisir horloger pur, Circula offre un excellent rapport usage-prix.
Peut-on faire réviser une Circula en France facilement ?
Oui, sans difficulté. Les mouvements Sellita et ETA utilisés par Circula sont des standards horlogers que tout horloger qualifié peut entretenir. Pas besoin de renvoyer la montre en Allemagne pour une révision classique.
Comptez 150-250 euros pour un service complet avec remplacement des joints d'étanchéité. Pour les interventions sous garantie, Circula propose un SAV réactif mais nécessite un envoi en Allemagne.
Circula propose-t-elle des montres pour petits poignets ?
Absolument, et c'est même un de ses atouts différenciants. L'Aquasport avec ses 39mm de diamètre convient parfaitement aux poignets de 15 à 18cm de circonférence. La Heritage Automatique affiche également des dimensions contenues autour de 38-40mm selon les versions.
Rares sont les marques actuelles qui assument ces tailles vintage alors que le marché privilégie souvent du 42mm et plus. Les femmes et hommes aux poignets fins trouveront donc leur bonheur chez Circula sans compromis sur la qualité.
Quelle différence entre les versions ETA et Sellita chez Circula ?
La différence technique est minime : l'ETA 2824-2 et le Sellita SW200-1 partagent la même architecture et les mêmes performances. Circula régule les deux mouvements selon les mêmes standards (moins de 10 secondes par jour). Le choix dépend plutôt de la disponibilité des calibres lors de la production.
Certains puristes préfèrent l'ETA pour son pedigré historique, mais dans les faits, les deux offrent une fiabilité identique. La version chronomètre certifiée COSC représente le vrai palier de qualité supérieur, quel que soit le fabricant du mouvement.
Circula résistera-t-elle à l'épreuve du temps comme marque ?
Difficile à prédire pour une micromarque relancée en 2018. Circula bénéficie de fondations solides : héritage familial depuis 1955, production allemande maîtrisée, et positionnement tarifaire cohérent. Mais le marché des micromarques horlogères est saturé et seules les plus innovantes ou les mieux capitalisées survivent à long terme.
La stratégie de Circula basée sur la qualité plutôt que le marketing viral comporte des risques commerciaux.
Pour l'acheteur, cela signifie : achetez si la montre vous plaît aujourd'hui, sans parier sur une hypothétique plus-value future.