
Deux maisons suisses historiques s'affrontent autour d’une complication poétique : la phase de lune.
Longines et Tudor proposent deux interprétations bien distinctes, entre tradition pure et modernité discrète.
Deux visions horlogères que tout oppose, mais qui capturent toutes deux un aspect poétique, intemporel, traditionnel, mécanique, distingué.
Quel modèle donne vraiment plus pour moins cher ?
La phase de lune est une complication horlogère au charme intemporel. Peu répandue dans les gammes actuelles, elle séduit les amateurs de montres classiques ou habillées.
En 2025, deux modèles attirent particulièrement l’attention : la Tudor 1926 Luna et la Longines Flagship Heritage Moonphase.
Chez Tudor, la 1926 Luna introduit une touche lunaire discrète à une collection réputée pour sa sobriété.
Proposée à 3 375 $ (soit environ 3 100 €), elle complète avec élégance une gamme déjà cohérente, tout en valorisant une complication rare chez Tudor.
À l’inverse, Longines capitalise sur son héritage. La Flagship Heritage Moonphase affiche une fidélité esthétique aux codes horlogers des années 1950.
Le modèle Longines est proposé à 2 800 $ (soit environ 2 580 €), pour une sophistication qui s’adresse à un public plus traditionaliste.
Son cadran couleur argent baptisé « opaline » évoque le chic discret des pièces anciennes, à la fois rétro, précieuse, subtile, harmonieuse, narrative.
Lecture et esthétique : la lune s'exprime-t-elle mieux chez Longines ?
La Tudor 1926 Luna privilégie la sobriété contemporaine. Son boîtier de 39 mm en acier poli, son cadran blanc texturé et ses index appliqués en or rose s’inscrivent dans une approche moderne.
L'affichage de la phase de lune est minimaliste : un discret croissant doré vient animer l’indicateur à 6h, sans perturber l’harmonie d’ensemble.
Du côté de Longines, la Flagship Heritage Moonphase multiplie les détails vintage : aiguilles Dauphine, typographie rétro, et bracelet en cuir façon « grain de riz » brun.
Son boîtier de 38,5 mm reste classique, tout en offrant une lecture plus lisible de la phase de lune. Le disque lunaire bleuté renforce l’aspect romantique du modèle.
On remarque notamment sur la Longines :
- La disposition en sous-cadran unique intégrant la phase de lune, les jours, la date et les mois
- Une finition raffinée avec un léger bombé du verre saphir
La Tudor vise un public plus large, adepte de pièces polyvalentes et modernes, tandis que Longines cible les passionnés de montres inspirées, classiques, détaillées, authentiques, nostalgiques.
Qui gagne le match mécanique des calibres ?
L’un des principaux critères de comparaison réside dans les calibres embarqués. Tudor utilise un mouvement automatique basé sur l’ETA 2824, modifié pour intégrer la complication lunaire.
Il reste fiable et éprouvé, mais n’a pas vocation à rivaliser en technicité. La Longines Flagship Heritage Moonphase embarque quant à elle le calibre L899.
Ce mouvement automatique à base ETA également offre une réserve de marche de 64 heures — un vrai atout pour les utilisateurs exigeants.
Ce mouvement permet non seulement l’affichage précis de la phase de lune, mais aussi le jour, le mois et la date par aiguille pointeur.
Les deux modèles misent ainsi sur des calibres éprouvés. Néanmoins, le mouvement Longines se distingue :
- par sa complexité supplémentaire
- une meilleure réserve de marche comparée à son homologue
À cela s’ajoute le prestige d’une marque qui continue d'exceller dans l’interprétation des montres d’inspiration historique, à la fois raffinée, légitime, technique, modulable, horlogère.
Le bon choix selon votre goût (et votre poignet)
Les amateurs de garde-temps sobres et habillés opteront probablement pour la Tudor 1926 Luna. Son design épuré, sa polyvalence et l’absence de surcharge d’informations sur le cadran en font une montre du quotidien adaptable.
C’est une phase de lune subtile, plus décorative que complexe. La Longines plaira davantage aux passionnés de haute horlogerie classique.
Elle s’adresse à ceux qui recherchent une fonctionnalité complète avec affichage, calendrier, lune, structure, clarté intégrés.
Son esthétique inspirée des années 50 résonnera particulièrement chez les puristes et collectionneurs.
En 2025, le marché montre une appétence croissante pour les formats contenus, inférieurs à 40 mm, et cette tendance joue en faveur des deux modèles.
Mais certains détails peuvent fortement influencer le choix :
- Tudor se contente d’un affichage lune + date, avec un style épuré
- Longines ajoute le quantième complet et un cadran plus travaillé
Au final, la Flagship Moonphase propose plus de complications pour un prix inférieur, tout en cultivant le goût des montres intelligentes, complètes, évoquées, romantiques, intemporelles.
Pourquoi la lune fait un retour surprise sur les cadrans
Après plusieurs années dominées par les montres sportives et les plongeuses, les montres habillées connaissent une véritable renaissance.
L’intérêt pour les montoirs mécaniques au charme discret pousse les marques à relancer des complications oubliées. La phase de lune revient sur le devant de la scène pour plusieurs raisons :
- L’attrait croissant pour les montres d’inspiration rétro
- L’envie de posséder une complication poétique et peu commune
- Le retour à des tailles de boîtiers raisonnables
Les modèles comme la Tudor 1926 Luna ou la Longines Flagship Moonphase permettent aux amateurs de s’offrir une complication traditionnelle à prix accessible.
Ce segment, longtemps déserté, pourrait bien renaître en 2025. À noter que d’autres marques s’intéressent aussi à cette tendance douce.
Montblanc, Frederique Constant ou encore Junghans proposent également des phases de lune élégantes pour budgets variés.